Les sages en jugent autrement je m’en remettray à leurs sentimens. Pour avoir droit de se plaindre du duc de M…

BnF Français 5160 · contributed by George Lasry · French

de Loménie Brienne to Servien, 10 January and 1 August 1653; letter B undated in selected cipher pages

Henri-Auguste de Loménie de Brienne
fromHenri-Auguste de Loménie de Brienne
Abel Servien
toAbel Servien

Savoy’s policy toward Spain and the proposed marriage of the Infanta; the Duke of Mantua, Casale and the Monferrat dispute. Brienne also reports army news, the fall of Bordeaux and the succession to La Vieuville in financial administration. Deciphered by George Lasry, working with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5, in his BnF cipher research of October 2026: 1,356 elements, 1,308 identified (96.5%); 40 nulls ?, 3 unidentified, 5 cancelled.

George Lasry · posted · updated

Method: key recovered based on adjacent plaintext · Extent: complete

Contributed by George Lasry (solution)

George Lasry’s decipherment

George Lasry’s report on this item, as he sent it on 24 October 2026 (PDF), in its own order and wording. The decipherment, the translation and the reconstruction of the key are his, made with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5. This project’s own checks follow under Verification.

Français 5160

Contents: Savoy’s policy toward Spain and the proposed marriage of the Infanta; the Duke of Mantua, Casale and the Monferrat dispute. Brienne also reports army news, the fall of Bordeaux and the succession to La Vieuville in financial administration.

14/14 pages transcribed; 13/13 cipher pages deciphered

Ciphertext-only:
No
Sender:
de Loménie Brienne
Recipient:
Servien
Year:
10 January and 1 August 1653; letter B undated in selected cipher pages
Key:
136 symbols/codes: 25 letter signs, 101 in nomenclature, 7 nulls ?, 3 unidentified
Ciphertext:
1,356 elements, 1,308 identified (96.5%); 40 nulls ?, 3 unidentified, 5 cancelled
Plaintext in another folio of the same volume:
Same volume: literal plaintext of letter B at f10r; literal plaintext of letter C at ff17r–v. Letter A uses the same key. ·
The reconstructed key, from George Lasry’s report.
The reconstructed key, from George Lasry’s report. Image: key reconstructed by George Lasry (report, 24 October 2026); sign images: Bibliothèque nationale de France, Français 5160, via Gallica.

Excerpt and Translation

f18r

The manuscript lines of the excerpt (f18r). Gallica f18r.
The manuscript lines of the excerpt (f18r). Gallica f18r. Image: Bibliothèque nationale de France, Français 5160, f18r, via Gallica; crop from George Lasry’s report.

Excerpt

Les sages en jugent autrement je m’en remettray à leurs sentimens. Pour avoir droit de se plaindre du duc de Mantoue des graces qu'il depart aux Espagnols, il faudroit l'en rechercher de semblables ou de quipolentes, et sy il s'y rendoit difficile on pouroit avec justice luy reprocher sa conduitte. Mais de luy imputer…

Translation

The wise judge otherwise; I will defer to their judgment. To complain about the Duke of Mantua’s favors to the Spaniards, one would have to ask him for similar or equivalent favors; if he proved reluctant, one could then justly reproach his conduct. But to impute to him…

Readable text

The full text, folio by folio, as in the report. Bold marks the passages deciphered from the cipher; the rest is the clear text of the letter. Question marks are the report’s: [?] or a bare ? for a sign or group left unread, a ? after a word for a doubtful reading.

Français 5160

f1r

Monsieur Depuis que Heron est party, ne s'estant rien passé de nouveau et ayant satisfait il y a deux temps aux choses que vous demandez, les ordres pour la restitution de Verue vous ayant esté adressez, je pourrois me dispenser de vous escrire, mais vous seriez et avec raison en peine sy l'ordinaire de Rome passoit par Thurin sans vous porter de mes lettres. Ce qui est porté en la vostre du xxviii du passé qui me feut rendue le viiᵉ du courant peut recevoir deux interpretations, et il sera bon de vous esclaircir quel peut estre le sens de leurs altesses, car craindre quelque inconve[?]nient au sujet du cardinal de Rets. C'est estre persuadé que l'auctorité est foible. Et peut estre le dire et le prendre pour un pretexte de s'acomoder avec les Espagnols, lesquels n'oublieront aucune sorte de diligence à faire pour y reduire monsieur et madame de Savoye. C'est une tantati

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on forte que l'offre du mariage de li infante. Mais si la roy[ne] d'Espagne que on assure estre grosse accouchoit d'un fils, le mariage de l'infante ne seroit plus consideré comme il le peut estre dans le doubte de cogno[istre] la roine mettra au monde, ou n'ayant que des filles. Et vous devez avec adresse en faire apprehender à madame la conclusion, sans rien dire qui marque que nous l'aprehendions. Et de faict elle ne conservera nulle part au [?] si elle a pour belle fille cette princesse, n'ayant pas en sorte satisfaict les

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grands de son pais qui le ne prennent aisement parti de plaire à li ifante. Et ce n'est pas chose aisée de regner malgré l'envin de tous, ni de conserver un devoir et un respect au prince qui peut donner ses affections à une femme et qui y est porté par ceux qui l'aprochent. C'est son affaire et de n'estre point surprise par les assurances que les Espagnols luy donneront qu'elle aura l'auctorité entiere dans le pays et sur l'esprit de l'infante. Selon toutes sortes d'apparences nous aurons dans ce jour des

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nouvelles de nostre armée. Elle a pris Chasteau-Porcien ou le tient encore assiegé et resolue d'y attendre celle de l'ennemy s'il eust songé de la venir attaquer, je serois trompé sy l'[?] l'entreprennent. Mais il n'est pas inconven[ient] qu'elle destache de ses gens et en couvre sa marche, faisant front à la nostre, desquels la garnison de Rethel, estant fortifiée fera perdre l'envie de l'attaquer, favorisez qu'ils sont de la saison qui est bien avancée. Sy le courrier que on attend, qui doibt porter l'advis d'un combat ou que l'ennemy ne l'a osé donner, arrive avant que je signe cette lettre, je vous feray part de ce qu'il nous aura apporté. Je presse que on execute ce qui paroist raisonnable à tous pour tenir monsieur et madame de Savoye en leur premier engagement. Mais la mort de M. de la Vieuville rend les affaires plus difficiles

f3r

qu'elles ne l'estoient de son vivant, parce que l'auctorité des directeurs n'est pas en sorte establie qu'ils puissent recevoir de l'argent. Et tel qui en a le secret soubz l'esperance que l'offrant à celuy qui sera nommé surintendant il en sera consideré. Jusques à present la Reine n'a point declaré qui succedera à l'autre ou sy la charge demeurera supprimée. Je suis Monsieur, vostre tres humble et tres affectionné serviteur, de Loménie Brienne. À Paris le x janvier 1653. Servien.

f9r

Monsieur Je croy que vous vous souviendrez bien des divers ordres que vous avez receuz de la conduite que vous auriez à tenir envers monsieur et madame de Savoye. Sy contre l'attente des gens de bien le fils s'oublioit de ce qui pouroit devoir à sa mere, il embrassoit des conseils qui levassent l'autorité ou la parence de l'otorité à la mere, qui estoient de l'assurer que la protection de

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cette couronne ne luy defaudroit jamais et [e]n toute rencontre on feroit cognoistre au duc qu'il en avoit esté deffendu et en seroit à l'avenir protegé par consideration en laquelle se trouvoit madame royalle, et de mesnager en sorte vos parolles que l'ou en[?]

f18r

Les sages en jugent autrement, je m'en remettray à leurs sentimens. Pour avoir droit de se plaindre du duc de Mantoue des graces qu'il depart aux Espagnols, il faudroit l'en rechercher de semblables ou de quipolentes, et sy il s'y rendoit difficile on pouroit avec justice luy reprocher sa conduitte. Mais de luy imputer à crime la liberté qu'il donne aux Espagnols de sejourner dans ses estatz et sur ce pretexte les envahir pourroit luy faire prendre la resolution que nous

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devons craindre qui[l] embrasse et s'oubliant de ses interests et de ceux des autres princes italiens se lie entie[re]ment aux Espagnols avec lesquels il aura peine [de] viure, soit parce que ils voudront exiger de luy des choses desraisonnables, que pour le soubçon qu'il prendra qu'ils ne veulle[n]t se rendre maistres de la ville de Casal. Et comme il est du service public ou qu'il le re

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mette aux François ou qu'il le garde en sorte que les Espagnols ne puissent reussir de s'en emparer. Il est aussi du mesme de le mesnager. Et sa Majesté auroit peine de prendre une resolution esloignée de celle en laquelle elle est entrée à moins que le duc de Mantoue ne l'y contraignist par son mauvais procedé ou qu'elle ne se trouva si puissamment arme de par de là qu'elle peust reussir

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à reprendre ce dont on la chassée, sans se souvenir des obligations desquelles on estoit redevable à sa couronne, et de le tante[r] inutilement on demeureroit exposé à tant d'inconveniens que il ne faut point que l'on se surprenne sy nous ne nous y portons pas à l'estourdie et avec la precipitation qui nous pourroit estre suggerée par d'autres. Le Comte Philippes que le

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duc de Savoye despesche vers l'Empereur reviendra peu satisfait de cette Majesté sy elle ne change de pensée, ayant paru jusques à present sy esloignée d'investir M. de Savoye de la partie du Montferrat qui luy a esté adjugée et confirmée par trois traittez solemnels. Mais nous en tirerons cet advantage qu'il sera tesmoing que nous n'oublions à passer aucun office qui puisse advancer le contentement de son

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maistre et il demeurera esclai[rci] que nous parlons avec tant de force à Ratisbo[nne] pour les interests du duc qu'il aura subjet d'en re[ndre] tesmoignage à son altesse et elle d'en deme[urer] tres obligée à sa Majesté, qui m'a paru? que [?] Savoye est attaqué en cette partie de ses Esta[ts] qu'elle employera ses forces et les moyens que Dieu luy a mis en main pour l'y conser[ver]. En peu de temps à l'aide de Dieu serons nous en estat d'estre plus considerez que du pas[sé], car la cheutte de la ville de Bordeaux augmentera les conquestes de sa Ma[jesté] et en ses ruynes seront ensevelies la guer[re] civille laquelle en ces dernieres années n[ous] a affligez, et il pourroit arriver que les Espagnols destrompez de miles chim[ères] desquelles ils se sont remplis l'esprit rechercheront la paix de laquelle ils se sont fa[it]

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voir sy esloignez de conclure entre leurs Couronnes. Savoye sera investy et laissé en la possession de ce qui luy appartient, et Mantoue ne se tiendra pas malheureux de jouir paisiblement des Estats qui luy appartiennent et pour sa seureté recherchera ce qu'il eust peu avoir avec facilité, veu la disposition en laquelle nous estions. Sa Majesté est revenue pleine de santé et de gloire du voyage qu'elle a voulu faire, et elle a fait voir sa fermeté en diverses rencontres, comme d'avancer elle mesme la garde de l'armée, empeschant qu'on ne rompist des ponts sur lesquels celle de l'ennemy auroit peu passer sy elle avoit eu la hardiesse de venir affronter la sienne. Les soldats et leurs officiers en sont entrez en admiration, et c'est ce qui luy a fait meriter la gloire que je dis qu'il y a gaignée. Je suis Monsieur, vostre tres humble et tres affectionné serviteur, de Loménie Brienne. À Paris le 1er aoust 1653. M. Servient. Le Roy venu dix[?].

At a glanceKey from adjacent plaintext · complete

The letter
Brienne to Servien, 10 January and 1 August 1653 (letter B undated in the selected cipher pages), in French.
Where
BnF Français 5160, ff. 9–18, one of the items in George Lasry’s BnF report (p. 95).
The cipher
136 symbols or codes: 25 letter signs, 101 nomenclature entries, 7 probable nulls and 3 unidentified.
How it was read
Literal plaintext of letters B and C sits in the same volume (f. 10r, ff. 17r–v) and letter A uses the same key. Our check read “de la conduite que vo(us)” on the Gallica image.
What it says
Brienne defers to the wiser view: one could complain of the Duke of Mantua’s favours to the Spaniards only after asking him for equivalent ones.
Still open
The 96.5% includes 40 probable nulls; 3 elements are unidentified, 5 are cancelled, and several nomenclator values are marked uncertain.
Credit
Key and reading are George Lasry’s.

01 Verification

Spot-check against the manuscript

This result is George Lasry’s. This project did not re-solve the cipher: it checked one sample against the Gallica image and recorded what it found.

02 Other contributions

The plaintext of the period beside the cipher, as George Lasry reports it:

Plaintext in another folio of the same volume
Same volume: literal plaintext of letter B at f10r; literal plaintext of letter C at ff17r–v. Letter A uses the same key.

Full texts

The transcription and the decryption of every document on this page, so that the reading can be used and checked. Short files are shown here; all are in the repository.

brienne5160 (BnF Français 5160, 10 January and 1 August 1653; letter B undated in selected cipher pages)

Savoy’s policy toward Spain and the proposed marriage of the Infanta; the Duke of Mantua, Casale and the Monferrat dispute. Brienne also reports army news, the fall of Bordeaux and the succession to La Vieuville in financial administration.

Reading: in full above, in George Lasry’s decipherment (readable.md)

Translation: in full above, in George Lasry’s decipherment (translation_excerpt.md)

03 Sources