qualitez qu’on peut desirer. Elle achevera sa 22e année le 25 Octobre prochain, estant née le mesme mois en mi…

BnF Clairambault 1225 · contributed by George Lasry · French

Paget? to Votre Excellence; identity unestablished, Genoa, 3 April and 28 August 1714

Negotiations to sell the island of Tabarka, secret intelligence and a disputed Genoese inheritance; the princess of Parma’s marriage to the king of Spain and the Farnese succession. Deciphered by George Lasry, working with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5, in his BnF cipher research of October 2026: 495 elements, 487 identified (98.4%).

George Lasry · posted · updated

Method: key recovered based on adjacent plaintext · Extent: complete

Contributed by George Lasry (solution)

George Lasry’s decipherment

George Lasry’s report on this item, as he sent it on 24 October 2026 (PDF), in its own order and wording. The decipherment, the translation and the reconstruction of the key are his, made with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5. This project’s own checks follow under Verification.

Clairambault 1225

Contents: Negotiations to sell the island of Tabarka, secret intelligence and a disputed Genoese inheritance; the princess of Parma’s marriage to the king of Spain and the Farnese succession.

13/13 pages transcribed; 7/7 cipher pages deciphered

Ciphertext-only:
No
Sender:
Paget?
Recipient:
Votre Excellence; identity unestablished
Year:
Genoa, 3 April and 28 August 1714
Key:
113 codes, 20 letter codes, 89 in nomenclature, 4 unidentified
Ciphertext:
495 elements, 487 identified (98.4%)
Interlinear plaintext:
Interlinear plaintext on ff53r–54r, f57v and ff58r–59r.
The reconstructed key, from George Lasry’s report.
The reconstructed key, from George Lasry’s report. Image: key reconstructed by George Lasry (report, 24 October 2026); sign images: Bibliothèque nationale de France, Clairambault 1225, via Gallica.

Excerpt and Translation

f58v

The manuscript lines of the excerpt (f58v).
The manuscript lines of the excerpt (f58v). Image: Bibliothèque nationale de France, Clairambault 1225, f58v, via Gallica; crop from George Lasry’s report.

Excerpt

qualitez qu’on peut desirer. Elle achevera sa 22e année le 25 Octobre prochain, estant née le mesme mois en mil 692. Elle est bien faite, blonde, le visage rond, les traits fins et assez reguliers, et la taille belle, quoy que moyenne, beaucoup d’esprit et un air fort modeste.

Translation

Qualities one could wish for. She will complete her twenty-second year on 25 October next, having been born in the same month in 1692. She is well formed and blonde, with a round face, fine and fairly regular features, and a fine figure, though of medium size; much intelligence and a very modest manner.

Readable text

The full text, folio by folio, as in the report. Bold marks the passages deciphered from the cipher; the rest is the clear text of the letter. Question marks are the report’s: [?] or a bare ? for a sign or group left unread, a ? after a word for a doubtful reading.

Clairambault 1225

3 avril 1714

f53r

Monseigneur,

J’ay receu la lettre qu’il a plu à Votre Excellence me faire l’honneur de m’écrire le 19 du mois dernier ; je luy en rend très humbles graces.

M. l’abbé Lomelini m’écrit encore de Venise qu’il y sera jusqu’à la fin du mois prochain, et qu’il me prie de luy marquer si j’ay receu quelque avis touchant l’isle de Tabarque, et comme je luy avois déjà fait

f53v

connoître que tant qu’il ne donnera pas les éclaircissemens necessaires il ne sera pas possible d’en venir au fait, il m’ajoute par sa lettre du 24 mars dernier qu’on les donnera aussitôt que on verra quelque personne [à] Genes pourveue d’une procuration pour trait[te]r avec eu[x]. Les autres participes de l’isle, qui ont sceu les conférences que j’avois eues avec l’abbé sur cette affaire et qui ont cru que je ne traittois que pour une portion, m’ont envoyé demander une entrevue dans laquelle ils m’ont fait connoître qu’ils estoient informés de ma negociation avec l’abbé et qu’ils me prioient de faire en sorte que le traitté se fit pour toute l’isle. Je leur ay répondu qu’il ne tenoit qu’à eux de me faire leur proposition en me remettant les éclaircissemens en question ; ils m’ont répondu à peu près comme l’abbé qu’ils donneront tous ces

f54r

éclaircissemens lors qu’ils verront &c.

J’ay remarqué qu’ils concourent tous avec empressement à la vente? de cette isle. Votre Excellence aura la bonté de me marquer ce qu’Elle souhaitte que je leur réponde à cet égard.

Chacun parle en ce pays-cy fort diversement de la paix qui vient de se conclure entre la France et l’Empire ; les uns veulent que le Roy de Sicile n’y soit pas compris et que l’Empereur se soit mesme reservé dans le traitté de pouvoir luy faire la guerre pour luy reprendre les places qui luy ont esté cedées du Milanois, s’il ne se met en devoir de les rendre à l’amiable, sans que la France puisse le secourir directement ni indirectement. D’autres au contraire disent que le Roy de Sicile ne sera point troublé par l’Empereur dans les Etats qu’il possede presentement, et que s’il doit restituer ce qu’il

f54v

tient de la part de l’Empire il le fera à l’amiable ; il y a toute aparence que les choses se passeront ainsi, ne paroissant pas qu’on se dispose en Lombardie ni en Piemont pour commencer une nouvelle guerre, quoy qu’on assure que l’Empereur fait filer actuellement quelques troupes dans le Milanois. Au surplus on est fort impatient en ce pays-cy de voir ce que porteront les articles de cette derniere paix, qui a esté traittée si secretement par les deux generaux, dont on ne sçait rien jusqu’à cette heure, et ce que l’on en dit n’est que par conjecture.

Il est mort à Rome un fameux banquier appellé le marquis Pallavicin, genois, agé d’environ 55 ans, qui s’y estoit estably depuis long temps. Il a laissé plus de six cents mille écus romains, dont la maison Rospillosi de Rome auroit herité, à ce qu’on dit, si le deffunt avoit fait son testament

f55r

mais une mort subite l’a surpris et n’a pu donner ordre à sa succession, de maniere que ses plus proches parents pretendent par raison de nature heriter des biens qu’il a laissez. Il estoit fils naturel de M. Carlo Pallavicino, qui estoit noble genois extremement riche, lequel se servoit de ce fils dans son comptoir comme d’un homme ordinaire à gages. Un jour qu’il l’envoya à la loge pour parler à un courtier pour quelque negociation, ce dernier surpris d’un acte d’impatience maltraitta l’autre en parolles et luy dit entre autres, oste toy de devant moy fichu bastard, ce jeune en s’en retourna fort mortifié, et le pere s’en estant aperçu en voulut sçavoir le sujet ; le garçon luy compta la scene qui venoit de se passer, et lors qu’il fut à l’endroit qu’on l’avoit appellé fichu bastard il se mit à pleurer à chaudes larmes ; le pere attendri voulant le consoler le mena sur le champ à la

f55v

banque de St George et luy fit une cession de cent mille croizats en luy disant, tiens voilà de quoy te consoler, et lors qu’on t’appellera bastard, dis que tu l’es, mais avec cent mille croizats. Le pere long temps apres estant devenu fol et mort dans cet état laissa des biens immenses à un seul fils legitime qu’il avoit, lequel se voyant tant de bien crut que Genes estoit trop petit pour luy et fut s’établir à Rome, où il épousa une fille de la maison Rospillosi, mais il mourut un an apres sans enfans. Le bastard qui s’estoit allé établir en mesme temps à Rome avoit pris une si forte inclination pour la maison Rospillosi qu’il l’a toujours conservée mesme apres la mort de son frere, de maniere que ses plus proches parents n’esper[o]ient rien de sa succession ; mais estant mort sans faire testament ils sont en pretention. M. le marquis Estienne Pallavicin qui a esté

f56r

souventes fois à Paris pour son plaisir est un des pretendants. Un autre gentilhomme appellé Carlo Lomelino l’est aussi par la mesme raison, estant fils de deux sœurs qui se trouvent les plus proches parentes des deffunts. M. Alexandrin Grimaldy qui est actuellement envoyé de la Republique à Rome, ayant apris la mort subite de ce banquier, se transporta sur le champ chez luy et fit mettre le sceau à la maison et donna en mesme temps part de cette mort à M. le marquis Estienne Pallavicin par un courrier qu’il luy expedia à cet effet, en luy marquant que sa presence seroit necessaire à Rome ; on dit qu’il doit partir incessamment pour s’y rendre. Cependant la chambre apostolique pretend cette succession attendu que le deffunt estoit bastard, ainsi il y aura indubitablement des procès. Un avocat de mes amis a esté déjà consulté là-dessus et son opinion est que les parents l’emporteront

f56v

sur la chambre apostolique. Lors qu’on s’attendoit icy à reformer bient[o]st entierement la quarantaine qu’on fait observer à tout ce qui vient du costé d’Allemag[ne], et qu’on l’avoit mesme déjà reduite à la moitié, on vient d’aprendre par des voyes indirectes que la peste a recommencé à se faire sentir en Allemagne dans quelques villes où elle n’avoit pas encore esté ; ils attendent pourtant d’en sçavoir la verité avant de prendre les precautions convenables à cet égard.

Quoy que nous eussions déjà apris de divers endroits la signature de la paix entre la France et l’Empire, ce que Votre Excellence a bien voulu m’en marquer me donne une parfaitte consolation, esperant que c’est le temps que par vos bontés, Monseigneur, je sortiray enfin du triste état dans lequel je me trouve

f57r

depuis long temps. Je supplie très humblement Votre Excellence de vouloir bien m’envoyer mes expeditions pour aller remplir le consulat de la nation en Sardaigne qu’Elle a bien voulu me destiner ; trop heureux si je trouve en ce pays-là des occasions à pouvoir donner des marques de mon zele et de mon aplication pour le service du Roy. Si Votre Excellence veut bien se souvenir du petit memoire que je pris la liberté de luy envoyer en avril 1712 touchant les devoirs d’un consul, Elle ne doutera pas que je ne le sçache executer ; mais quel meilleur memoire peut-on avoir que les instructions et les ordres de Votre Excellence ? Elle les sçait distribuer avec tant de bonté qu’ils donnent une entiere émulation à ceux qui les reçoivent,

f57v

j’en suis tout remply, et l’excès de mon zele m’a porté à communiquer au nouveau vice consul, que le Sr Aubert a fait venir depuis cinq mois, les demarches qu’il est necessaire d’observer en ce pays-cy pour penetrer ce qui? s’y passe en secret. Ce vice consul est un nommé Laugier de Toulon que j’ay remarqué estre fort entendu dans les affaires et dans tout ce qui regarde la marine, duquel ce consul peut retirer un grand secours pour se fai[re] honneur auprès de Votre Excellence, à moins que les avantages qu’il luy fait ne soient pas suffisants pour le retenir auprès de luy.

Je suis avec un très profond respect,

Monseigneur, de Votre Excellence,

Le très humble et très obeissant serviteur,

Paget?

À Genes le 3e Avril 1714.

28 août 1714

f58r

Monseigneur,

J’ay receu les trois lettres qu’il a plu à Votre Excellence me faire l’honneur de m’écrire le 13 de ce mois, à deux desquelles M. Aubert s’est chargé de répondre, et je me suis reservé de luy marquer ce qu’Elle souhaitte sçavoir concernant la princesse de Parme et ses 2 oncles. Cette princesse qu’on reconnoit déjà pour reyne d’Espagne a toutes les belles

f58v

qualitez qu’on peut desirer. Elle achevera sa 22e année le 25 Octobre prochain, estant née le mesme mois en mil 692. Elle est bien faite, blonde, le visage rond, les traits fins et assez reguliers, et la taille belle, quoy que moyenne, beaucoup d’esprit et un air fort modeste.

On ne luy a pas reconnu des inclinations particulieres, mais une entiere soumission et une complaisance aveugle pour ? Mada[me] la duchesse sa mere qui l’a toujours tenue sous ses yeu[x], et s’en faitte une attache particuliere à luy donner une belle education, à quoy Elle a parfaittement bien reussy, à ce qu’on dit.

Votre Excellence n’ignore pas que cette mere, apres la mort de M. le duc de Parme son mari, espousa en 2es noces le prince François Farnese, qui est le duc de Parrme re[g]nant, frere du deffunt, duquel elle n’a pas eu d’enfans et a perdu l’esperance d’en avoir, se trouvant agée de 44 ans, quoy que

f59r

ce dernier duc n’en ait que 36.

Il y a encore le prince Antoine de Parme, frere du duc, qui n’a que 35 ans. Mais il n’est pas marié et n’a nulle inclination pour le mariage. Ainsi la jeune princesse semble devoir attendre tous les biens de sa maison, se trouvant unique et de premier lict, et adorée de ses 2 oncles qui sont charmés de la voir espouser le Roy d’Espagne, d’autant plus qu’il est issu de France, pour laquelle ils ont toujours montré une grande partialité. Au contraire Mada[me] la duchesse qui est de la maison de Neubourg a toujours esté de genie alleman[d], et on pretend que la jeune princesse est plustost du party de ses oncles sur cela que de celuy de Mada[me] sa mere.

Je suis avec un très profond respect,

Monseigneur, de Votre Excellence,

Le très humble et très obeissant serviteur,

Paget?

À Genes le 28 Aoust 1714.

At a glanceKey from adjacent plaintext · complete

The letter
Letters dated Genoa, 3 April and 28 August 1714, signed “Paget?”, to an “Excellence” whose identity is not established; in French.
Where
BnF Clairambault 1225, ff. 53–59, one of the items in George Lasry’s BnF report (p. 75).
The cipher
113 codes: 20 letter codes, 89 nomenclature entries and 4 unidentified.
How it was read
Interlinear plaintext on ff. 53r–54r, 57v and 58r–59r gave Lasry the crib. Our spot check read codes such as “Venise” and the island of Tabarka on f. 53r from the interlinear, but did not apply his key table.
What it says
A description of a princess: she completes her 22nd year on 25 October, born in 1692, blonde, round-faced, of medium size, with much intelligence and a very modest manner. The page identifies her only as the princess of Parma in our check notes.
Still open
8 of 495 elements are unidentified, and 4 codes are unidentified in the key.
Credit
Key and reading are George Lasry’s.

01 Verification

Spot-check against the manuscript

This result is George Lasry’s. This project did not re-solve the cipher: it checked one sample against the Gallica image and recorded what it found.

02 Other contributions

The plaintext of the period beside the cipher, as George Lasry reports it:

Interlinear plaintext
Interlinear plaintext on ff53r–54r, f57v and ff58r–59r.

Full texts

The transcription and the decryption of every document on this page, so that the reading can be used and checked. Short files are shown here; all are in the repository.

clair1225 (BnF Clairambault 1225, Genoa, 3 April and 28 August 1714)

Negotiations to sell the island of Tabarka, secret intelligence and a disputed Genoese inheritance; the princess of Parma’s marriage to the king of Spain and the Farnese succession.

Reading: in full above, in George Lasry’s decipherment (readable.md)

Translation: in full above, in George Lasry’s decipherment (translation_excerpt.md)

03 Sources