George Lasry’s decipherment
George Lasry’s report on this item, as he sent it on 24 October 2026 (PDF), in its own order and wording. The decipherment, the translation and the reconstruction of the key are his, made with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5. This project’s own checks follow under Verification.
Français 15906 — ff759r–760v, ff780r–781v
Contents: Plans for a revolt and landing in England, Spanish support and a royal marriage, with sensitive names enciphered. A separate letter discusses a prisoner’s statements under torture and before execution.
1/8 pages transcribed; 7 more in part; 5/7 cipher pages deciphered; 2 more in part
- Ciphertext-only:
- No
- Sender:
- [François ?] d'Entragues
- Recipient:
- Comte de Saint-Aignan, auprès du duc d’Anjou
- Year:
- 1581–1582 (catalogue)
- Key:
- 28 symbols: 20 in nomenclature, 8 unidentified
- Ciphertext:
- 87 elements, 78 identified (89.7%)
- Plaintext in the margin or below:
- Literal names in the margins beside the corresponding signs, ff759r–760v and ff780r–781v.
- Key in the same volume:
- Original name key in the same volume, f761r.

Excerpt and Translation
f759v

Excerpt
S'il m'y est? je verray mons. d'Entragues que je fay me parler franchement, et me dira l'estat des affaires de Le duc de Lenox. Sur ce dessus je pourray bastir quelque chose de bon. Vous sçavez quel est aisé de faire une revolte en Angleterre, combien il y a de malcontens tout plains pour la religion qu'aultres malcontents estans dans le pays. l'Escosse favorisera une entreprise. Je voy cela facile pour le peu de distance que a de vous l'Angleterre; doubtez? n'est il vous sera facile, luy direz vous, de faire que le Roy d'Espagne mette ses forces et moyens es mains de quelque prince françois, ou bien s'il ne le veult faire, ne fauldra rien contre luy, s'il le faut ainsi. Et je vous asseure que ne vous veult tromper; un prince françois fera la descente s'il y fault, fors? vous la pourrez faire; il sera battu? à ses despens. Et si Dieu permet que ceste conqueste se face, ledict Roy d'Espagne souhaitera que ce soit pour vous, et par ce que vous en serez investi vous n'auriez rien à craindre; et puis les nopces de sa fille avec vous se feront estant de retour du pays où que les places se rendront qu'aurez mises en depost. Voila ce qu'il semble à mons. d'Entragues que vous pourriez dire, mais ne vous descouvrez pas davantage, car je craindrois que Monsieur mesme ne fit semblant d'y entendre pour perdre ceux que vous sçavez, que je crains ne se voudront fier à cause de ce malheureux de Morres?. Si tost que mons. d'Entragues sera à la court, je travailleray à bastir quelque bonne chose attendant de voz nouvelles, et si l'on vous despeschoit pour venir de deçà, advertissez m'en de bonne heure. Si l'on vous dit à quel homme le Roy d'Espagne voudroit bailler ceste charge, dites Monsieur du Maine, [?], Mons. d'Espernon, [?], La Royne d'Escosse, et ne nommez Mons. de Guise pour sçavoir s'il ne vous nommeront point; et si d'aventure il est nommé, respondrez souldain : je ne sçay si Le Roy ne vous le voudroit, par le moien
Translation
If he is there? I shall see Monsieur d'Entragues, whom I shall get to speak frankly, and he will tell me the state of the Duke of Lennox's affairs. On that basis I can build something worthwhile. You know how easy it is to cause a revolt in England, how many people are discontented over religion and how many other malcontents live there. Scotland will favour an undertaking. I see this as easy because England is so near you; [?] you can readily tell him to have the King of Spain place his forces and resources in the hands of some French prince. If he will not, nothing must be done against him, if that is necessary. I assure you he does not wish to deceive you. A French prince will make the landing if necessary; [?] you can make it, and he will be beaten? at his own expense. If God allows this conquest, the King of Spain will wish it to be for you; once you are invested with it, you would have nothing to fear. The marriage to his daughter will follow on your return, when the places you deposited are handed back. That is what Monsieur d'Entragues thinks you could say. Do not reveal more, for I fear Monsieur himself might pretend to agree in order to ruin those you know, who I fear will not trust him because of that wretch Morres?. As soon as Monsieur d'Entragues reaches court, I shall work at arranging something useful while awaiting your news. If they send you here, let me know in good time. If they ask to whom the King of Spain would entrust this charge, name Monsieur du Maine, [?], Monsieur d’Espernon, [?], the Queen of Scotland. Do not name Monsieur de Guise, to see whether they name you; if he is named, answer immediately: I do not know whether the King would want him for you, by means of
Readable text
The full text, folio by folio, as in the report. Bold marks the passages deciphered from the cipher; the rest is the clear text of the letter. Question marks are the report’s: [?] or a bare ? for a sign or group left unread, a ? after a word for a doubtful reading.
Français 15906
f759r
759
Ne croiez pas que personne puisse estre plus affectionné à l'effect des affaires que nous [?] à une bonne yssue que je suis, ce qui me donne tant plus d'ennuy voyant le beau moien que l'on a et que la seule humeur de Monsieur empesche que ce ne se veoit faire?. Vous cognoissez l'homme. Je suis poussé de desir et retenu de crainte, jugeant que moindre chose a cousté la vie à de ceulx qui se sont vouluz mesler de pareils affaires, quant ce est à vostre indiscretion?, qui est tout ce que je crains, car du reste j'ay assez de quoy. Je ne vous puis dire si les choses sont à cest estat qu'elles estoient quant le propost me fut [?]. Je vous puis dire de verité que Mons. de Guise m'a dit que jamais il ne se fieroit de Monsieur, mais ces paroles ne me dict pas toutes?. Par ce que je suis sur le point d'aller à Paris, ne parlés de rien que n'aiez de mes nouvelles, si ce n'estoit que voyant Monsieur desesperé des affaires où je le suppose à present, vous luy dissiez et sceussiez de luy s'il voudroit entreprendre de rentrer l'Angleterre, et s'il estoit content à cela, le Conte de St Aignan diroit : il faut que le Roy d'Espagne vous donne sa fille, que mette pour gaige de sa promesse quatre villes des meilleures de la Flandre es mains de quelqu'un dont vous respondrez, et vous en serez de mesme à ces gages? que celuy qui manquera de sa foy perdra vos places? que vous demeurerez? vostre?, et quelques hommes, si mieulx vous n'aimez les prendre tous françois pour aller faire à l'improviste une descente en Angleterre.
Mais si vous jugez que cest homme prengne goust à ce propos, gardez vous bien de nommer personne, mais dites qu'il y auroit moien de ce faire. Je sçay que le Roy d'Espagne advertisse? Le duc de Lenox. Je suis seur aussi, je sçay que malcontent face quelque chose sans [?] mons. d'Entragues. Ledict Mons. d'Entragues est confident de Mons. de Guise. Si vous voulez me donner une foy et bonne parole, mandez une lettre? particuliere à La Royne sa mere; je retourneray? le propos s'il y auroit moien d'attirer de l'argent? de tromper? le duc de Lenox.
f759v
S'il m'y est? je verray mons. d'Entragues que je fay me parler franchement, et me dira l'estat des affaires de Le duc de Lenox. Sur ce dessus je pourray bastir quelque chose de bon. Vous sçavez quel est aisé de faire une revolte en Angleterre, combien il y a de malcontens tout plains pour la religion qu'aultres malcontents estans dans le pays. l'Escosse favorisera une entreprise. Je voy cela facile pour le peu de distance que a de vous l'Angleterre; doubtez? n'est il vous sera facile, luy direz vous, de faire que le Roy d'Espagne mette ses forces et moyens es mains de quelque prince françois, ou bien s'il ne le veult faire, ne fauldra rien contre luy, s'il le faut ainsi. Et je vous asseure que ne vous veult tromper; un prince françois fera la descente s'il y fault, fors? vous la pourrez faire; il sera battu? à ses despens. Et si Dieu permet que ceste conqueste se face, ledict Roy d'Espagne souhaitera que ce soit pour vous, et par ce que vous en serez investi vous n'auriez rien à craindre; et puis les nopces de sa fille avec vous se feront estant de retour du pays où que les places se rendront qu'aurez mises en depost.
Voila ce qu'il semble à mons. d'Entragues que vous pourriez dire, mais ne vous descouvrez pas davantage, car je craindrois que Monsieur mesme ne fit semblant d'y entendre pour perdre ceux que vous sçavez, que je crains ne se voudront fier à cause de ce malheureux de Morres?. Si tost que mons. d'Entragues sera à la court, je travailleray à bastir quelque bonne chose attendant de voz nouvelles, et si l'on vous despeschoit pour venir de deçà, advertissez m'en de bonne heure. Si l'on vous dit à quel homme le Roy d'Espagne voudroit bailler ceste charge, dites Monsieur du Maine, [?], Mons. d'Espernon, [?], La Royne d'Escosse, et ne nommez Mons. de Guise pour sçavoir s'il ne vous nommeront point; et si d'aventure il est nommé, respondrez souldain : je ne sçay si Le Roy ne vous le voudroit, par le moien
f760r
760r
que ne feriez pas [?] au moins et à un grand honneur. Et cependant La Royne d'Escosse de captivité [?] depuis ma dernière, vous n'avez à menager le Roy d'Espagne et de ce aprez le Conte de St Aignan, comme il vous mons. d'Entragues [?]. Mais Le Roy d'Escosse est [?], ne restant qu'un fort malade, [?] Monsieur que la Flandre ou estat de milieu. Je attribue à ce seul arrest que est sorti de ceste [?]. N'est ce tout que de faire que Monsieur veille estre sans dissimulation de ce costé car mons. d'Entragues vous asseure que il a destourné qu'on ne luy est que La Royne sa mere estant maintenant deliberant de ce que est parti quand vous serez [?], le reste n'a entendu a traicter amitié avec le Roy d'Espagne, n'a a ce que parlé a mons. d'Entragues, que ce peut faire a petite et faire tirer de Le duc de Lenox les Espagnols estant que le le Roy d'Espagne luy est [?] humblement ramené et tout ce que luy demande est que le ne nuist. Et le mons. d'Entragues que luy a tousjours deffendu de ne se fier de L'Espagne, que luy ne crut absolument, et trouve que tout [?] que desja le fut avec [?] [?] avec le dit le Roy d'Espagne. Je ne me resouviens que luy de la [?] que le fit de ma ville car present vous gist? [?]. Vous me mandez et j'en sçay que Mons. de Reims, selon ce que le sieur [?] ne se veult [?], [?], dont j'espère de luy ce qu'il a esté [?]. Que ce que doit estre nostre [?] ne sont poinct que de gens et ne donne le monsieur d'un autre à [?] Mons. le Mareschal avant chez le dedict. Je m'en estonne que nul y advisoit, car que la place n'en vient luy dequoy luy donner [?] avec cedit, que l'obligeant à faire nos volontés et que la raison et ce la devoient mais ce que je voudrois si Mons. de Reims vouloit dessus rendre et que vous luy [?] que vouloit [?].
f760v
ce Conseil franchement, je pourrois vous aider [?], et que ce qu'il y a [?] est [?]. Je n'ay jamais entrepris le [?], mais il est fort timide et me feroit attendre à Monsieur [?] sa volonté. [?] et croy qu'il le croit. [?]. Si vous est familier et que vous ayez quelques amitiés, ne vous trompera pas de son [?], mais si [?] maintenant le luy avoit dit, croiez que ce seroit ce que ne fait pas du tout. Et de l'opinion de luy en commun, que c'est qui avant parlé à le Monsieur [?] estre moins d'un petit plus tost achevé? que l'avoir quitté et luy y demander son advis, ce que si vous luy en disiez je m'en pourrois aider. [?] que le mareschal Chivré? si vous homme de bien, luy [?] de ce que je ne l'ay pas moins mais luy en dire que comme je vous les ay et vous estes que de ce fait entretenir vous y pourriez dire, si vous le trouvez bon, mons. d'Entragues et que je le [?]. Je vous donneray alors des lettres que sauriez nous pourrions [?] à Mons. de Guise, et vous cependant tant pourrions parler au mien. Je crains que Monsieur ne soit querelleur ainsi faisant. Le ayant la guerre a l'œil, tant pas a peur de quelque chose leur debvoir [?], en c'est certain que je [?] Monsieur pour lequel vous [?] bien souvent que parlerons de [?]. Je ne dis rien sachant que vous estes trop prudent et advisé, et n'avons seuls ces ennemis de plus, mais prenez vous advis à nostre ville. Le faict de me [?] parlera. Je n'y ay aucun credit. Jeusques à ce que ayant disposé Monsieur nous avons à perdre doublement avec luy dès que sa perte est plus imminente, et faire entreprise ne se [?] sans se faire de querelle. Ce ne [?] nostre que si l'on ne [?] le voit estre, le contraire. Je me rendray à une chose veritable. [?] Ne devez ne se faire entre tout ne vous [?] d'un autre plus que luy a lequel [?] est à qui ayez affaire. Achevez je prie plus ce [?], que le memoiré serois de quelque [?]. [?] Je supplie de vous le Comte de St-Aignan, car ce fait du mien [?]. Je vous baise bien humblement les mains et prieray Dieu [?]. [?] mons. d'Entragues [?].
f780r
15?2 — 780
L'honneur et l'amitié que je vous dois et ay promis de garder, je vous viens porter et confier? appuier? sur une prud'homie. Monsieur mon frere [?] que bien petitement encore [?], puis que vous avez voulu et daigné m'envoyer ce porteur. Je vous respondray par luy que je vous ay escrit comme vous verrez clairement mes lettres; j'advoüe que j'ay esté long, mais cela ne procede de mon seul loisir?. Mes autres? lettres je n'ay bougé de chez moy, mais j'ay retenu? des leurs jugemens à tort dont vous serez et moy les instrumens? [?] de mes discours, avec que je n'ay dit à nul que j'ay esté jamais contraire à qui que ce soit. J'ay la volonté de s'employer à ceste entreprise plus que luy et à de vivre?, mais dans les choses semblables opposant la prudence plus que de soy luy ne peult, et qu'il faut laisser faire du plus puissant Le Roy, le simple? n'a plus l'ame disposée de Monsieur, lequel se plaist maintenant, fier de luy, suivant? à l'ouverture de la deposition de ce miserable duquel vous avez sceu la mort et ses discours.
Sa Majesté luy vit donner la gesne, estant au fort deslié? il dict que ce qu'il avoit deposé en Flandres est tout vray. Sa Majesté luy fist dire qu'il estoit mort et condamné et partant qu'il dit la verité, songeant plus tost à sauver son ame que son corps. Incontinent un peu après l'on cessa de le tourmenter et le mettant es mains de l'executeur fut mené à la chappelle, où incontinent après il manda Monsieur le procureur general et le greffier, et dict que ce qu'il avoit dit sur la gesne est tout pensant? sauver sa vie et qu'il voioit? que l'on vouloit qu'il le dist, mais qu'à la verité sa deposition faicte devant la Royne mere du Roy estoit veritable. Voila en substance ce qu'il dit à la chappelle avant estre depesché, et le sieur de la [?] fist le proces verbal qu'il en porte
f780v
Au Roy qui estoit allé à l’hostel de la ville pour voir [?] et mené en ce lieu à sa mort par après ensuyte, le pauvre miserable qui se trouvant au supplice qui se monstroit tout à desmentir avec tout humble [?] et demanda pardon à Dieu au Roy et à ce qu'il avoit accusé, que ce qu'il avoit dit en eux estoit faulx, comme il l'avoit dit à la [?] de sa mort au lieu de [?] que ce que avoit fait parler de propos à la gesne estoit cuidant se sauver et croioit que l'on vouloist qu'il le dist. Car dès que l'on luy presenta la question, il avoit dit: ne me tourmentez point, que voulez vous que je die, je le diray. Mais qu’à la verité [?], La Vergne et Chastre l’avoient forcé à tenir ce langage. Il fit escrire deux feuilles de papier estant sur les eschafaulds et fut deslié pour les signer. Cela fait, Il cria mercy à Dieu, au Roy et aux dessusdits qu'il avoit accusez, par ce que les trois susnommez le luy avoient faict accuser. L'on luy demanda s'il vouloit plus rien dire. Il dit non. Incontinent il fut estranglé et après tiré par les chevaux et bruslé. Sa teste a esté portée à [?], où vous la pourrez voir. Croiez, monsr, que peu ou point de personnes croient que ceste derniere deposition ne contienne verité, et de ce plusieurs jugent que son dernier [?] est plus faict [?]. Ce que je tiens pour fausse [?] et malheureuse. Mais vous ne sçavez ce tout, car nous decouvrez de l'esprit et ceste maniere doulce? voue? de ce que plusieurs des accusez qui par ceste derniere retractation sont et demeurent [?] par laquelle leur dernier ne les descharge pour sauver, mais bien vous y m'[?] serviront [?]. De moy, [?] que plus je songe et plus la raison veut que je croye ce que je ne croy pas, qui est l’imagination commune. Par ainsi jugez.
f781r
781r
mes propos tenu au sieur sont superflus à croire que jamais il n'y aye faict si bien, par ce que j'en ay appris depuis douze jours qui est veritable. Le mesme qui m'y avoit [?] que la derniere peste? par dessus de vous, j'avois de quoy il avoit le Roy d'Espagne a delivrer et vouloir mettre ce que a le Conte de St Aignan de ce sçavoir que si le Capitaine vouloit ou promect et livre [?], que Dieu le leur [?]. Plustost après le que theatre? ce traict estant heureux que tout est bien. Et ces belles entreprises [?] si croit Monsieur le Prince Daulphin sçavoit pour but exprès de la Flandre et suite de pour l'Angleterre, ou luy a des paroles favorables, l'humeur de Monsieur fait doubter. En ce j'ayme autant Mons. de Fervaques [?] [?] et telles autres personnes de pareilles rencontres qui est de luy et puis son humeur un peu trop depost?. Au reste je vous y [?], au contraire de ma [?] car je marche sur espines plus que vous. Cependant est meslée de quelque importante affaire principalement quand ce que j'ayme et desire n'est comme elle le devrait et reputation comme je le regarde. Je pense si y avoit moyen que je fisse le voyage vers vous pour me consoler de vostre personne, nostre Dieu est à vous à estre et juger les bons. Mais je vous devois et a luy ce que le propre ne peut satisfaire après vous en avoir contenté, et par ce sera mieux je prendrai le reste de chacune des autres. Mais comme ce par [?] si l'on y voit entre et si malencontre de nostre coste [?]. Ainsy cela estant l'on en fera paroistre quelque chose à moy qui pourroit faciliter ce desseing et ce jugement. Je me hazarderay de porter les paroles et que sans condition ont de nous de ce faire. Je attends le bon [?] si Mons. de Reims est arrivé; je tiendray pour faict et n'advoy? Monsieur qui a desir de [?]. Et pendant en sa garde et plustost par les intelligences qu'ont en bon chiffre et nostre ami, en devons demonstrer. Je supplie le Conte de St Aignan que ce que luy et moy ne se mesle de ce mesnage si en nostre advis Monsieur faict que autre que luy ne ce sache.
f781v
Mais je ne sçay si [?] tant de gens qu'il a près de luy qui le croient plus que luy mesme. Aussi je sçay que vous verrez Monsieur le Comte de St-Aignan et lors le monstrerez. Je vous supplie humblement que n'a jamais faict de chose d'aucune consequence qui soit plus à son service que moy ne dois. Je pense faire estre plus absolu. Car ma vie et ce que j'auray de plus dignes ne seront jamais espargnés pour luy. Les affaires de deça ont esté desordre si grande, si estrange façon à l'occasion de ce miserable Salcedo que Mons. de Reims n'a pas eu son esprit libre devant Monsieur, ne luy me gardant comment il y a grand apparence. mons. d'Entragues ne vous a rien dit qu'il ne soit vray. Il vous monstra dequoy en la maison d'un sien amy à Paris. Si vostre maistre l'avoit le premier, l'autre ne est Mons. de Reims de luy, mais je veulx sur ma vie ce que je vous ay proposé failles luy et je feray l'autre demain. Mais moy? ne vous faire tenir un bon chiffre ou ce memoire. Je desirerois plus maintenant avec vous; je veus dire que qui voudroit conduire nostre affaire à bonne fin il faudroit n'irriter le Roy d'Espagne. Car il se faudroit ayder de luy, ce que luy je ne veulx pas mais je ne luy ay point escrit. Dire de Monsieur ce que je vous ay dict est [?], mais il faut que cela vienne de vous mesme. Il doit estre prudent et le trouve opportunité [?]. Il faut proposer cela sans faire paroistre que ce [?] est plus ce qui comme un secret. Disant qu'avant le moyen de faire amitié avec le Roy d'Espagne et qu'il ayde à battre La Royne d'Angleterre. Ce est pourtant la belle affaire le Conte de St Aignan à conduire. Le desir estant là, je sçay bien que [?]. Je feray ce que je puis; je suis tout vostre. mons. d'Entragues.
At a glanceKnown key applied · partial (97% of the cipher)
- The letter
- Letters from François (?) d’Entragues to the Comte de Saint-Aignan, with the Duke of Anjou, 1581–1582. They plan a revolt and landing in England, Spanish support and a royal marriage, with sensitive names enciphered; a separate letter discusses a prisoner’s statements under torture.
- Where
- BnF Français 15906, f. 759v; the name key is in the same volume at f. 761r.
- The cipher
- Otherwise clear text with 87 name signs: 28 symbols, 20 in nomenclature and 8 unidentified. For example 3 is Mons. d’Entragues and X is l’Angleterre.
- How it was read
- George Lasry read it with the name key on f761r. Our spot-check of his crops matched the name signs to that key; this is little cryptanalysis.
- What it says
- Discontent over religion makes a revolt in England easy, Scotland will favour it, and the King of Spain should place his forces in the hands of a French prince.
- Still open
- 78 of 87 elements are identified; 8 signs are unknown and several words in the clear text are queried.
- Credit
- Deciphered by George Lasry, working with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5 (BnF cipher research, October 2026).
01 Verification
Spot-check against the manuscript
This result is George Lasry’s. This project did not re-solve the cipher: it checked one sample against the Gallica image and recorded what it found.
- Batch B. Image checked: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9064322t (volume link only; folio not fetched, checked on his crops of f759v and f761r)
- Folio matches the report: unclear; cipher present: yes
- What we checked: Clear letter with name signs only. In his f759v crop: "je verray [3]" and "revolte en [X]", "[E] favorisera"; the f761r key ("Copia d una cifra trovata...") gives 3 = Mons. d Entragues, X = l Angleterre, E (variant) = l Escosse = his reading
- Verdict: partly confirmed (method read with known key, extent partial). The check is a sample, not a re-solution.
- Notes: Only ~87 cipher elements (names) in otherwise clear text; key is in the same volume (f761r), so little cryptanalysis involved. 89.7% identified; 8 signs unknown. Several ? in his clear-text transcription.
02 Other contributions
- Plaintext in the margin or below
- Literal names in the margins beside the corresponding signs, ff759r–760v and ff780r–781v.
Full texts
The transcription and the decryption of every document on this page, so that the reading can be used and checked. Short files are shown here; all are in the repository.
George Lasry's decipherment (report PDF, 24 Oct 2026) read in part
Plans for a revolt and landing in England, Spanish support and a royal marriage, with sensitive names enciphered. A separate letter discusses a prisoner’s statements under torture and before execution. ([François ?] d'Entragues to Comte de Saint-Aignan, auprès du duc d’Anjou, 1581–1582 (catalogue), as given in George Lasry's report.)
Builds coherent sentences, but under the read bar of 95% of words read as sense (97% here); the holes are marked in the reading.
Decryption: in full above, in George Lasry’s decipherment (readable.md)
Reading: in full above, in George Lasry’s decipherment (readable.md)
Translation: in full above, in George Lasry’s decipherment (translation_excerpt.md)
03 Sources
- George Lasry, with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5, BnF cipher research, 10 October 2026 (sent to Daniel Bourdeau on 13 October 2026 for publication here), p. 120; his other items are listed on his contributor card.
- image checked in the spot-check
- The working folder:
targets/entragues1581/(his entry as extracted from the report, our spot-check,profile.json).