George Lasry’s decipherment
George Lasry’s report on this item, as he sent it on 24 October 2026 (PDF), in its own order and wording. The decipherment, the translation and the reconstruction of the key are his, made with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5. This project’s own checks follow under Verification.
Français 3822
Contents: The Nemours–Savoy dispute: a refused levy of two thousand men, reconciliation with Savoy, Piedmont, and crossing the mountains.
2/5 pages transcribed; 1/5 pages deciphered
- Ciphertext-only:
- No
- Recipient:
- Bertelot (catalogue item73)
- Key:
- 121 mapped forms: 35 letter signs and 86 in nomenclature
- Ciphertext:
- 1,646 elements, 686 identified; 10 further groups with unresolved boundaries
- Interlinear plaintext:
- Contemporary interlinear plaintext on the same manuscript pages, ff132r–134v.

Excerpt and Translation
f133r, three complete manuscript lines

Excerpt
Il n’y a point de doubte que S.A. ne ce sente griefvement offensé du refus faict de la levée des deux mil hommes sans congé ce qui n’est maintenant à propos. Regardez de reparer cela vous excusant…
Translation
There is no doubt that His Highness feels deeply offended by the refusal concerning the levy of the two thousand men without leave—something that is not appropriate at present. See that you put this right by excusing yourself…
Readable text
The full text, folio by folio, as in the report. Bold marks the passages deciphered from the cipher; the rest is the clear text of the letter. Question marks are the report’s: [?] or a bare ? for a sign or group left unread, a ? after a word for a doubtful reading.
Français 3822
f132r
Les affaires de Monseigneur sont de telle qualité qu'on ne les peut conduire sur des desseigns et resolutions certaines, d'autant qu'elles dependent de plus puissans que nous, et fault necessairement que nous nous accommodions au temps et aux occurrences, et de là vient que quelques fois vous voyez dans mes lettres de l'inconstance. Lors que j'escrivois à Monseigneur ce que me mandez luy avoir esté agreable, je croyois qu'il fust bien resolu de venir, me ressouvenant de ce que Monsieur de la Grange m'en avoit dit. Et là dessus nous avions donné ordre aux choses plus pressantes et necessaires pour le recevoir, non sans despense dont je me fusse bien passé. Du depuis Monsieur Dalmogne ? arrivant icy et autres venans de deça qui ont veu Monseigneur, m'ont tous dit tout le contraire, asseurans qu'il ne viendroit point, mais que il repasseroit en Piemont, estant facile à juger qu'il luy manqueroit le cœur du tout pour ? et qu'à ceste cause on ne devoit pas hazarder ?.
Vous pourrez savoir de Monsieur de la Chaise ? et sur ce fondement il fut ? comme nous en avions faict dessein ? J'ay escrit qu'il faudroit ? car autrement ce seroit un conseil absurd et mal assez resolu ?. Or je ne croy point que cela se puisse faire facilement qu'à nos despens, car il fault que nous tenions pour constant
f132v
qu'elle sçait tout ce qui s'est faict et dit depuis le depart de Piemont. Et n'y a moyen que Monseigneur s'en puisse excuser qu'en le desavouant et le rejettant sur R? Mais il faict tout le contraire à ce qu'il m'a dit, publiant et voulant que S.A. sache que tout vient de luy. Cela neantmoins est incompatible avec ses desirs et directement contraire à l'asseurance que nous recherchons, car autant de fois qu'il dit que tout vient de luy, il renouvelle les offenses qui sont ?, que tandis qu'il croira que S.A. en a le cœur blessé, je ne luy puis conseiller de la voir. C'est donc par là qu'il faut commencer, et qu'il ne m'espargne pas, s'il luy plaist, en ce qu'il jugera qu'en m'accusant il se descharge, car toutes les fois qu'il sera besoing je ne puis faire mal, et lors qu'il sera gendre de S.A. il aura bien peu de faveur s'il ne peut faire ma paix.
? il luy manda ? derniere qu'il fist bonne chere du Manelly. Je ne sçavois pas ce qu'il avoit escrit de Laqueux à Lyon sur certain ? en suitte de ceste lettre. Ce qu'il a faict est tresbon, mais il n'en faut plus demeurer là ce me semble. Il faut faire diligence de lever les deux mil hommes et que S.A. sache que vos autres n'auroient pas eu de Monseigneur la responce qu'il a faicte au Manelly, qui ne manquera de l'envoyer au sieur ? et elle n'aura pas subject de le ? quand elle verra en effect ? d'ample subject de luy escrire à mauvaise ? luy venir à vous faire que Monseigneur ne se precipite point en ceste ?. Il faut avoir la fin de ce que l'on commence, autrement les uns gastent les autres.
f133r
Il n'y a point de doubte que S.A. ne se sente griefvement offensé du refus faict de la levée des deux mil hommes sans congé, ce qui n'est maintenant à propos. Regardez de reparer cela, vous excusant sur la personne du Manelly, et asseurez-vous que quelque deffiance qu'il y ait pour les autres, S.A. sera servie à temps et au besoing; que Monseigneur s'asseure que leurs Majestez ne trouveront pas mauvais qu'il assiste le chef de sa maison en semblables occasions. Ce faict icy est de tres grande importance et merite bien que Monseigneur en prenne l'avis de Monsieur le mareschal de Lesdiguieres, le priant mesme d'ayder à faire trouver bon qu'il ait ainsi traicté avec ledit Manelly. Les opinions sont fort changées en ceste court pour S.A. Chascun parle ouvertement en sa faveur, et si nous parlions maintenant du retour de Monseigneur, on y feroit des risées. La Royne Marguerite nous vient mal à tous, et mesme avec les Gascons, parce que luy a dit que tous ensemble nous luy donnions ce conseil. S'il y a guerre, vous verrez passer les deux tiers de tout ce monde en Piemont. C'est pourquoy durant ceste furie il se fault bien garder de descouvrir ny donner subject à S.A. de dire qu'on l'ait abandonné, car c'est nous tenir à point d'honneur.
f134r
et tout passe en confusion. ? Et ne faut pas se laisser emporter, car ce que l'on faict puis apres ne sont qu'emplastres que les sages ne reçoivent pas. Il faut voir le succes de l'entremise de Monsieur le mareschal de Lesdiguieres ?. Je ne vous puis asseurer que tant que la crainte durera de la guerre en Piemont, il n'y en a un seul qui voulust luy conseiller ?. Donc Monsieur il est seulement que nous soyons bien advertis de ce que vous ferez de jour à autre afin que puissions ayder ? duquel ?.
Duquel à ceste cause je conçois quelque espoir. J'ay receu un paquet du 28 du passé et donné les lettres à Monsieur Dalmogne ? qui ne juge pas à propos de faire aucun motif que nous n'ayons avis de Monseigneur ?. Il est vray que nous sommes aujourd'huy en un terme qu'il ne se parle plus de si grandes rigueurs contre ceux qui voudront passer les monts et moins contre ceux qui
f134v
voudroient passer avec Monseigneur Je crains que les avis de ? ne soient pas si bons comme il estime, tant pour ce qui le touche que pour le general. S'il est passé en Piedmont, faictes le nous savoir au plustost, cela importe. On luy a faict de deça tous les bons offices qu'il eust peu desirer, la court ? Monsieur le mareschal de Lesdiguieres ? Monsieur de la Chaise en peut avoir dit quelque ? S.A., pour le service duquel l'on faict souvent de semblables coups sans bruit. Je ne puis contredire le dessein de Monseigneur de faire tout ce qu'il pourra pour faire venir ? S.A. ?, mais je ne puis consentir au reste, car les affaires sont d'une sorte qu'il ne luy en pourra arriver que tout malheur. Il ne doit penser à chose semblable que sur de bons et asseurez fondemens. Je vous prie que ceste lettre vous soit communiquée avec Monsieur de la Grange, et s'il est bien vous la pourrez communiquer à Monseigneur. Nous sommes en fin sortis de l'affaire de Monsr de Livry, moyennant cinq cens livres que nous donnons à celuy qui est obligé de le contenter et nous rendre nos expeditions. Je ne laisse pourtant de regretter ? et avec cela nous perdons d'ailleurs cinq cens escus que nous aurions mieux employez en autre office qu'en cestuy-là. Durant nos disputes ? ne servira qu'à un seul creancier au lieu que j'en pouvois contenter quatre ou cinq et gaigner avec eux. Encore ne sçay-je comme nous en sortirons, qui me faict de nouveau deliberer de ne plus mettre la main à semblables choses. Je vous asseure que ceste saisie, dont semblable n'avoit encor esté faicte, ouvre la porte à d'autres que je ne sçay comme nous pourrions nous en sauver.
At a glanceKey from adjacent plaintext · partial (95% of the cipher)
- The letter
- Addressed to Bertelot; sender and date not given (a Nemours–Savoy dispute, perhaps 1580s).
- Where
- BnF Français 3822, ff. 132r–134v; excerpt on f. 133r.
- The cipher
- 121 mapped forms: 35 letter signs and 86 in the nomenclature.
- How it was read
- From the contemporary interlinear plaintext on the same pages. Lasry’s work; this project checked one sample against the Gallica image and did not re-solve it.
- What it says
- His Highness feels deeply offended by the refusal of the levy of two thousand men without leave.
- Still open
- Only 1 of 5 pages is deciphered; 686 of 1,646 forms identified.
- Credit
- George Lasry, BnF cipher research (10 October 2026).
01 Verification
Spot-check against the manuscript
This result is George Lasry’s. This project did not re-solve the cipher: it checked one sample against the Gallica image and recorded what it found.
- Batch B. Image checked: none (no Gallica link in dossier; fr. 3822 ark not available offline)
- Folio matches the report: unclear; cipher present: yes
- What we checked: his f133r crop: interlinear "Il ny a point de doute que S.A. ne se sente griefvement offense du refus faict de la levee des deux mil hommes sans conge ce qui nest maintenant a propos" = his excerpt; mixed code/letter cipher not decoded independently
- Verdict: partly confirmed (method key recovered based on adjacent plaintext, extent partial). The check is a sample, not a re-solution.
- Notes: 1/5 pages deciphered, 686/1646 identified. Sender not given; recipient Bertelot. Date not given (Nemours-Savoy dispute, c.1580s?).
02 Other contributions
The plaintext of the period beside the cipher, as George Lasry reports it:
- Interlinear plaintext
- Contemporary interlinear plaintext on the same manuscript pages, ff132r–134v.
Full texts
The transcription and the decryption of every document on this page, so that the reading can be used and checked. Short files are shown here; all are in the repository.
bertelot (BnF Français 3822, unknown) read in part
The Nemours–Savoy dispute: a refused levy of two thousand men, reconciliation with Savoy, Piedmont, and crossing the mountains.
Builds coherent sentences, but under the read bar of 95% of words read as sense (100% here); the holes are marked in the reading.
Reading: in full above, in George Lasry’s decipherment (readable.md)
Translation: in full above, in George Lasry’s decipherment (translation_excerpt.md)
03 Sources
- George Lasry, with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5, BnF cipher research, 10 October 2026 (sent to Daniel Bourdeau on 13 October 2026 for publication here), p. 88; his other items are listed on his contributor card.
- The working folder:
targets/bertelot/(his entry as extracted from the report, our spot-check,profile.json).