assez mal fondees, de sorte que tant s’en faut que je me promette rien de bien de ce commerage. J’ai peur qu’i…

BnF Français 3516 · contributed by George Lasry · French

La Boderie to Pierre Jeannin, 7 June1608

Pierre Jeannin
toPierre Jeannin

A report from England on negotiations in the Low Countries, expressing concern about placing too much hope in one course of action. Deciphered by George Lasry, working with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5, in his BnF cipher research of October 2026: 1023 elements,923 identified (90.2%). His full report (24 October 2026) is reproduced below; the whole text measures 100.0% of words read as sense and the deciphered passages 100.0%, but the report itself calls one of the four cipher pages deciphered only in part (100 elements unidentified): partial.

George Lasry · posted · updated

Method: key recovered based on adjacent plaintext · Extent: partial (100% of the cipher)

Contributed by George Lasry (solution)

George Lasry’s decipherment

George Lasry’s report on this item, as he sent it on 24 October 2026 (PDF), in its own order and wording. The decipherment, the translation and the reconstruction of the key are his, made with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5. This project’s own checks follow under Verification.

Français 3516 — La Boderie, f59r–60v

Contents: A report from England on negotiations in the Low Countries, expressing concern about placing too much hope in one course of action.

4/4 pages transcribed; 3/4 cipher pages deciphered; 1 more in part

Ciphertext-only:
No
Sender:
La Boderie
Recipient:
Pierre Jeannin
Year:
7 June1608
Key:
112 symbols:57 letter signs,53 word or syllable codes,2 controls.
Ciphertext:
1023 elements,923 identified (90.2%).
Interlinear plaintext:
Historical interlinear plaintext on ff59r–60v.
The reconstructed key, from George Lasry’s report.
The reconstructed key, from George Lasry’s report. Image: key reconstructed by George Lasry (report, 24 October 2026); sign images: Bibliothèque nationale de France, Français 3516, via Gallica.

Excerpt and Translation

f59v, four full cipher lines

The manuscript lines of the excerpt (f59v, four full cipher lines).
The manuscript lines of the excerpt (f59v, four full cipher lines). Image: Bibliothèque nationale de France, Français 3516, f59v, via Gallica; crop from George Lasry’s report.

Excerpt

assez mal fondees, de sorte que tant s’en faut que je me promette rien de bien de ce commerage. J’ai peur qu’il ne produise que du mespris de part et d’autre, et de part et d’autre il semble que on y chemine que par maniere d’acquit.

Translation

Quite ill-founded, so that I am far from expecting any good from this godparent relationship. I fear that it will produce only contempt on both sides, and on both sides it seems that people are merely going through the motions.

Readable text

The full text, folio by folio, as in the report. Bold marks the passages deciphered from the cipher; the rest is the clear text of the letter. Question marks are the report’s: [?] or a bare ? for a sign or group left unread, a ? after a word for a doubtful reading.

Français 3516 — La Boderie, ff59r–60v

f59r — System B

Bold: deciphered cipher. Italic: historical plaintext supplied where individual signs remain unresolved.

Monsieur, J’avois déjà sceu vostre embarquement et vostre retour, quand je reçus la vostre du14 du passé, par laquelle il vous a pleu m’en donner advis, et m’estois autant resjouy du premier quand on me l’avoit dit, comme j’ay esté très marri de l’autre. Vous connoissez maintenant mieux que personne l’estat des affaires des Pays-Bas, et par réflexion celles des princes voisins qui en dépendent et leurs desseins; et comme s’il fut jamais temps d’y prendre une bonne et ferme résolution, c’est maintenant. Vous eussiez grandement servi par vostre présence et vos bons advis pour l’avancer. J’ay peur que nous aimions tant nostre argent et que nous fondions tant d’espoir dessus que cela nous face mespriser tout le monde qui possible n’est pas le meilleur conseil que nous saurions prendre.

Vous me discourez, et très bien certes, que puisque l’inclination de nostre Maistre et quelques raisons d’estat empeschent qu’il ne puisse prendre de confiance en Espagne que pour autres raisons il devroit essayer de la prendre et la donner ici, c’est chose, Monsieur, que je juge comme vous, et à laquelle à la mienne volonté que je puisse autant servir comme j’estimerois ma peine bien employée. Mais ce que je vous ay autrefois mandé de

ces debtes sur lesquelles on nous presse touts les jours davantage, et où nous montrons tous les jours moins vouloir entendre, est un escueil contre lequel tous les autres offices que je puis ou faire ou conseiller donnent à travers, ne se pouvant ces mesieurs cy paier de noisettes /pour dire ainsi/ tandis qu’on les refuse ce qu’ils pretendent leur estre si justement deu en choses solides. De ceste heure nous sommes en termes de rendre ceste Reine commère du Roy pour le baptesme de nostre petit Duc d’Anjou. Je n’attends que le commandement pour faire l’office, ayant voulu Sa

Full manuscript page

f59v — System B

Bold: deciphered cipher. Italic: historical plaintext supplied where individual signs remain unresolved.

Majesté que je sondasse auparavant si ce seroit chose qui elle fust agréable?; à quoy j’ay trouvé et elle et le Roy son mary assez disposés. Ce commencement seroit tres bon, et à la suitte duquel on pourroit attacher quelque cas de plus important. Mais à mesme temps que je travaille de ce coste ici, l’Anglois qui est de delà crie après le payement de ces belles debtes sur lesquelles on luy donne toutjours nouvelles remises, pour dire la verité assez mal fondees; de sorte que tant s’en faut que je me promette rien de bien de ce commerage. J’ai peur qu’il ne produise que du mespris de part et d’autre, et de part et d’autre il semble que on y chemine que par maniere d’acquit. Il fault qui veut estre aimé tesmoigner de l’affection, et entre les grands les plus certains effects qui s’en peuvent donner, est non seulement de se faire raison l’un à l’autre, mais s’intéresser au bien et au mal l’un de l’autre; tous autres offices qui se font sans que ceux-là ayent précédé se reçoivent tousjours par dissimulation, et n’engendrent jamais de bonne amour. Il seroit donc necessaire, comme vous le touchiez tres sagement, que non seulement nous leur donnasions quelque satisfaction sur ce que nous leur devons, mais que nous offrissions de les asister et secourir aux affaires dont ilz sont menacez du coste de Irlande, comme ilz nous ont asistez aux nostres. Mais à qui avons-nous affaire pour cela, Monsieur, à personnes qui, quand on voudra entreprendre de le representer, en hocheront la teste, ou en un besoin croiront que l’on y

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f60r — System B

Bold: deciphered cipher. Italic: historical plaintext supplied where individual signs remain unresolved.

sera poussé de quelque interest particulier. Neantmoins, comme il ne fault pour telles craintes laisser de faire son debvoir, en succede puis après ce qui pourra, j’en ay escrit mon advis assez librement. Et en ay d’autant plus pris l’occasion que je voy que le Roy d’Espagne tenir en ces affaires cy tout autre procedé que nous ne faisons. Car pour s’obliger ceste court et gagner ceste reputation parmy ce peuple, avide d’argent s’il y en a au monde, qu’il y a à proffiter avec luy, et rien avec nous, au mesme temps que nous refusons de payer ce que nous devons, au mesme temps il fait ostentation de grande despense, ayant depuis deux mois faict tenir à son Ambassadeur, ou par lettres de change ou en especes, jusques à cent quarante mil escuz. Pourquoy faire, je ne le scay point, mais le bruit commun est que c’est pour les bons amis qu’il a icy, plus grands possible que nous ne pensons. Et quoy qu’il soit, il n’a tant d’argent à ceste heure, ni n’en est si prodigue dispensateur qu’il jette une telle somme sans en attendre de l’utilité.

Nous au contraire nous pensons faire assez de donner des paroles, dont j’ay grand peur que nous nous trouvions trompez. Si vous pouviez, Monsieur, par occasion seconder l’office que j’ay faict pour le payement de quelque partie desdites debtes, je croy certes qu’il seroit tres à propos. Car sans cela non seulement je ne vois pas que nous nous devions rien promettre d’icy, ains au contraire que nous en devons tout craindre, au moins au tant que la puissance en donnera de moyen. Il s’est declaré deux rebelles en Irlande depuis deux mois qui monstrent avoir du dessein, et augmentent tous les jours de puissance. On n’en est sans allarme, et à la verité ilz pourroient bien faire du

Full manuscript page

f60v — System B

Bold: deciphered cipher. Italic: historical plaintext supplied where individual signs remain unresolved.

mal, attendu le peu de preparatifs qu’il y a par deça contre telles choses. Mais les Espagnolz asseurent tant qu’ilz ne sont aydez ni fomentez d’eux, que l’on s’en donne, ce semble, moins de peine. En fin lesdits Espagnolz font paroistre qu’ilz peuvent faire du mal et du bien, et nous ni l’un ni l’autre. Je ne connoistray rien par deça vous pouvoir servir aux affaires que vous conduisez dont je ne vous donne aussitost advis, comme je vous supplie faire de vostre costé, me conservant la faveur de vostre bonne grace au surplus, comme je seray toute ma vie.

Monsieur, vostre très humble et très affectionné serviteur, La Boderie.

De Londres, ce 7e juin1608.

Full manuscript page

At a glanceKey from adjacent plaintext · partial (100% of the cipher)

The letter
La Boderie to Pierre Jeannin, 7 June 1608, French, four pages.
Where
BnF Français 3516, ff. 59r–60v.
The cipher
112 symbols: 57 letter signs, 53 word or syllable codes, 2 controls.
How it was read
The result is George Lasry’s, from his report. We checked one sample (f. 59v) against the Gallica image and it matches the interlinear plaintext.
What it says
A sceptical note on a godparent relationship: “I fear that it will produce only contempt on both sides.”
Credit
Key and decipherment by George Lasry; the letter is also printed in Jeannin, Négociations (1875), pp. 383–384.
Still open
3 of 4 cipher pages deciphered and one more in part; 100 elements unidentified.

01 Verification

Spot-check against the manuscript

This result is George Lasry’s. This project did not re-solve the cipher: it checked one sample against the Gallica image and recorded what it found.

Notes and corrections

Fr. 3516, image 103. The letter is printed in Jeannin, Négociations (1875), pp. 383–384. Lasry's excerpt leaves out one word ("comme").

02 Other contributions

Interlinear plaintext
Historical interlinear plaintext on ff59r–60v.
Plaintext elsewhere
Corresponding published letter in Jeannin (1875), pp.383–384. · Jeannin (1875)

Full texts

The transcription and the decryption of every document on this page, so that the reading can be used and checked. Short files are shown here; all are in the repository.

George Lasry's decipherment (report PDF, 24 Oct 2026) read in part

A report from England on negotiations in the Low Countries, expressing concern about placing too much hope in one course of action.

Builds coherent sentences, but under the read bar of 95% of words read as sense (100% here); the holes are marked in the reading.

Decryption: in full above, in George Lasry’s decipherment (readable.md)

Reading: in full above, in George Lasry’s decipherment (readable.md)

Translation: in full above, in George Lasry’s decipherment (translation_excerpt.md)

03 Sources