George Lasry’s decipherment
George Lasry’s report on this item, as he sent it on 24 October 2026 (PDF), in its own order and wording. The decipherment, the translation and the reconstruction of the key are his, made with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5. This project’s own checks follow under Verification.
Français 3758 — Louis XIII, 30 juin 1635
Contents: Royal campaign instructions, the use of time and forces, cooperation with the Prince of Orange, and the need to cipher important dispatches.
10/10 pages transcribed; 6/6 cipher pages deciphered in part
- Ciphertext-only:
- No
- Sender:
- Louis XIII
- Recipient:
- Châtillon and Brézé
- Year:
- 30 June 1635
- Key:
- 53 mapped signs: 40 letter signs, 13 in nomenclature.
- Ciphertext:
- 967 elements, 722 identified (74.7%).
- Plaintext in another folio of the same volume:
- Actual historical plaintext copies appear in blank/facing-page areas: PDF128 right lower and PDF129 left for f115r; PDF131 left (f116v) copies selected f117r passages, including the Orange/route instructions and the warning about an intercepted dispatch.

Excerpt and Translation
f117r

Excerpt
Quand vous m’escriprez quelque chose d’importance souvenez vous que ce soit en chiffre. Car sy la despesche du xviiᵉ fust tombée entre les mains des Ennemis, ilz eussent appris [?] et en eussent tiré ?duantage.
Translation
When you write something important to me, remember to put it in cipher. For if the dispatch of the seventeenth had fallen into the enemies’ hands, they would have learned [?] and gained an [?] advantage from it.
Readable text
The full text, folio by folio, as in the report. Bold marks the passages deciphered from the cipher; the rest is the clear text of the letter. Question marks are the report’s: [?] or a bare ? for a sign or group left unread, a ? after a word for a doubtful reading.
Français 3758 — Louis XIII, 30 June 1635
Deciphered text and literal historical decipherment appear in bold; manuscript cleartext appears in regular type. Unread text: ?.
f113v
Lettre du Roy. À Messieurs les Mareschaux de Chastillon et de Brezé.
Mes cousins, J’ay veu toutes les despesches que Vous avez faictes par les Sr de Briquemault et Boutard qui sont arrivez icy le xxiiij? de ce mois. Depuis leur arrivée, celle de mon cousin le Mareschal de Brezé du xᵉ et celle de mon cousin le Maréchal de Chastillon du xxiiij? m’ont esté rendues toutes deux par la voye de Liege et de Charleville, ce que Je remarque afin que Vous sachiez que c’est celle où il semble qu’il y a plus de seureté pour les faire tenir, et que Vous ne soyez en peine ny de l’une ny de l’autre, pourveu que ce soient les seules que Vous m’avez faictes depuis le depart desdits Sr Briquemault et Boutrand?, et que Vous ne m’en ayez point envoyé le dupp[licata] par une autre voye. Car certes sy la derniere estoit tombée ès mains des Ennemis, n’estant point en chiffre, elle leur auroit donné cognoissance de beaucoup de choses qui leur serviroient d’instruction de ce qu’ilz doivent faire.
Je ne puis assez Vous tesmoigner la satisfaction que J’ay de tout ce qui s’est passé en la jonction de mon armée avec celle des Sr les Estatz, dont J’ay voulu aprendre les particularitez de ceux que Vous avez envoyez, lesquelz m’ont aussy faict sçavoir la bonne intelligence qui est entre mon cousin le P. d’Orange et Vous, dont J’ay tres grand contentement, comme estant le seul moyen qui peut faire prosperer les desseins de ceste guerre.
Je ne Vous diray point ce que Vous avez à faire, parce que mon cousin le P. d’Orange, qui a cognoissance des pays et des advantages
f114r
qu’on y peut acquerir avec les grandes forces qu’il a, sçaura prendre avec Vous de meilleurs conseils que Je ne pourrois Vous en donner
dicy [?]con[?]isteabienprofiterle[?]
et anelaisser pas escouler[?]b
e[l?]le[?] faire [?]e[f?]tect autrement
les [?]s[?] faire et e sont à present [?]sdr[?][f?]e
osi[?]equroyent enfin [?]com[a?]te et re
prend[?]oi[?]entuidue[?]z pourront rendrqin utiles [?]ès[f?]orce
s[?] nous avons jettez dans Vous me pressez par Vostre
Lettres de faire entrer une armée par la Picardie dans le pays des Ennemis pour divertir leurs forces. Vous sçavez que Je n’y suis pas obligé et qu’apres les effortz qu’il a fallu faire pour mettre tant de diverses armées sur pied, il est difficile de fournir encor des troupes pour une nouvelle attaque dans la Flandre où l’on avoit estimé jusques à present que cinquante mil hommes et dix mil chevaux suffiroient pour y faire aduantageusement la guerre. Neantmoins pour faciliter le progrez de mon cousin le P. d’Orange, J’ay donné ordre d’y faire encor entrer une armée de huict mil hommes de pied et deux mil chevaux soubz le commandement de mon cousin le Maréchal de Chaulnes et du Sieur de [blanc] qui en sera Lieutenant general, [?] du Sr de Rambures qui fera la charge de Maréchal de Camp. Vous pouvez asseurer mon cousin le P. d’Orange qu’elle commencera d’agir dans le xᵉ du mois prochain et qu’il seroit bien necessaire qu’il fist quelque dessein s’il estoit possible qui nous peust faire
f114v
avoir communication les uns avec les autres, dont toutesfois Je me remetz entierement à ce que Vous Jugerez plus faisable sur les lieux.
Vous devez considerer qu’outre les forces que J’ay dans les [blanc]
Leur pays vous[?]pres[?]ez[?] Vos Lettres [?]
[l?][a?]ire entre r[?]pic[a?]rdie dans le
[?] des [?]s[?]divertir[?]s[f?]orces Vous
scauez que Je ny suis pas obli[g]e[?]qu[a?]pre
s les e[f?][?]orts[?][l?][a?][f?][a?][l?]u[?]ai
re[?]metre[?] diverses armées sur pied
il estdificile[?][f?]ournir[?]etr
oupes[?]d[a?]ns[?]ou l’on auoit
estimé Jusques à present que cinquantemi
[l?][?]s[?]di[?]miocteu[a?][?]u[?]
f115r
su[ff]iroient[?] faire aduantageusement la
guerre ne[a]ntmoi[n]s pour faciliter le ro[?]re
s[?]mon cousin Jay donné ordre Prince d'Orange et [?][f?][a?] ire entre [?]uictmi[l?][?]s[?]pi
ed et deumi[l?]c[?]eu[a?][?]sou[l?]
z[?]com[m][a]nd[e]ment[?]mo[a?]cou
sin le [?]sieur[?]uien[l?]ès[?]
erLieutenant general et [?]sieur[?]r[a?]mb
[?]res[?][l?][?]r[?] la charge de Mareschal de camp
Vous pouuez [a]sseurermoncousin
[l?]ès Prince d'Orange [?]ncer[a?]dagird[?]nst
[?]i[?]sproc[?][a?]in qui luy et
seroit necessaire [?][l?][f?]ist[?] sil estoit
possi[?]peus[f?][a?]ireau
oircommunis[?]tion les [?]s
[?]tres Dont toutesfois Je me remetz entierement à ce que Vous Jugerez le plus faisable sur les lieux.
Vous deuez considerer [?]quotre les [f?]o[?]rc
ès[?] pays bas
qui va maintenant vers le Palatinat contre les forces que le Roy d’Hongrie a amenées deça le Rhin pour empescher qu’il ne puisse faire passer en Flandres un sy grand secours qu’il s’est proposé.
f115v
Il y a lieu d’en prendre que j’en dresse de nouvelle et que ce n’est pas avoir assisté puissamment mes alliez que d’avoir attiré sur moy.
Je pourray bien aussy augmenter les forces qui agissent par la Picardie, mais Je n’enten point y estre obligé comme ce n’est pas aussy la raison.
Au reste comme Vous me proposez de donner diversion aux ennemis par deça.
[?]d[a?]ns[?] Jay trois differentes armées en l’Allemagne, l’une de douze mil hommes de pied commandée par le Sr de Souquemes Destrée pour joindre les troupes du duc de Wimar, l’autre de dix huict mil hommes de pied et six mil chevaux commandée par mon cousin le Cardinal de la Valette qui va maintenant
[?]vers[?]contre[?]
[f?]orces[?][a?][?]me ne[?]s[?]c[a?][?] pour
empesc[?]er[?][f?]ne puisse[f?]eire p[a?][?]i[?]en[?] et [?][l?][?]tpro
f116r
pose La Troisiesme commandée par mon cousin le Mareschal de la Force. Jay outre cela mon armée d’Italie composée de dix mil hommes de pied et de deux mil chevaux, sans compter les forces des Princes confederez, celle de la Valteline, qui est à present de plus de douze mil hommes de pied et cinq cens chevaux, et celles qu’il fault que j’entretenne dans la Provence et le Languedoc. Jugez apres cela sy ayant à supporter seul la despence de tant d’armées
il y[a?][l?]ieu[?]pretendre[?]iendre
ss[?] et s[?]cenest[?][a?]s[?]i
iter puissamment mes alliez que d’auoir [a?]tires
urmoy toutes les forces d’Allemagne et leur donner de l’occupation, aprendre mesme que l’on tient la paix de Saxe asseurée. Cela neantmoins ne m’estonne point et j’espere avec l’ayde de Dieu d’y donner sy bon ordre que les Allemans ne vous feront point de mal et seront bien tost en estat d’en recevoir eux mesmes, et selon la qualité du secours qu’ilz feront passer en Flandres
[?]pour[a?]y bien [?]s[?][a?][?]
emente les [f?]orces[?][a?]gissent[?]
[?]pi[?][a?]r[?]ie[?]oente[?]yqs
treo[?][l?]i[?]e[?]st[?]ss[?]r
[a?]ison
Au reste comme vous me proposez de donner [?]s par deça il seroit bien necessaire que mon cousin le Prince d’Orange fist aussy agir le reste des forces des Sr les Estatz en quelque autre endroit pour profiter
f116v
Quand à la voiture qu’il fault envoyer entre cy et le xxᵉ d’Aoust, Je me trouveray bien empesché sy mon cousin le P. d’Orange ne me propose les moyens de Vous la faire tenir seurement. Vous y songerez avec luy et m’envoyerez au plustost le chemin qu’il faudra que Je luy face prendre.
Car sy la despesche du xviiᵉ fust tombée entre les mains des Ennemis, ilz eussent appris.
f117r
Le temps, Vous l’y exhorterez autant qu’il sera possible. Je Vous recommande cependant de faire faire les reveues de Vostre troupes exactement et ne croy pas que pour acquerir la bienveillance des officiers Vous voulussiez ny l’un ny l’autre tollerer les tromperies que la pluspart d’entre eux ont accoustumé d’exercer, estant asseuré que Vous prefererez les interestz de mon service à tous autres.
Je desirerois bien aussy que Vous peussiez accoustumer les soldats de mon armée à camper tousjours et à bien profiter de l’exemple que leur donnent ceux de l’armée Hollandoise.
Quand à la voiture qu’il fault envoyer entre cy et le xxᵉ d’Aoust, Je me trouveray bien empesché sy mon cousin le P. d’Orange ne me propose les moyens de Vous la faire tenir seurement. Vous y songerez avec luy et m’envoyerez au plustost le chemin qu’il faudra que Je luy face prendre.
Je serois bien aysé d’apprendre de Voz nouvelles plus souvent que Je n’ay faict. Je veux croire qu’il ne Vous a pas esté possible de m’en donner puisque Vous ne l’avez pas faict. Cependant c’est ce qui me faict croire que les bruits qui courent de Voz progrez ne sont pas tout à faict veritables.
Quand vous m’escriprez quelque chose d’importance souvenez vous que ce soit en chiffre. Car sy la despesche du xviiᵉ fust tombée entre les mains des Ennemis, ilz eussent appris [?] et en eussent tiré ?duantage.
f117v
Je croy bien que Vous avez differé de faire la monstre de Juillet jusques au retour du Commissaire Vincent que j’entretiens dans mon armée pour sçavoir au vray l’estat de mes troupes, ayant tant de sujet de trouver mauvais le procédé des autres Commissaires que Je ne peux prendre aucune confiance en leurs extraictz, lesquelz Vous avez esprouvé en la derniere monstre de May avoir esté faictz par eux avec tant de malice ou de negligence qu’ilz seroient dignes de punition. Je desire donc et entens que Vous authorisez celluy cy qui me sert fidellement, et que Vous ne faictes payer mes troupes que sur les reveues qu’il aura faictes ou verifiées sur les extraictz des autres, par la comparaison du rolle de Signac? que Je luy ay commandé de faire et de celuy des logemens avec lesdites reveues.
Vous avez sceu le nauffrage d’une partie de la flotte qui estoit destinée pour attaquer la Provence. Les derniers advis que J’ay receu d’Allemagne portent que le Roy de Hongrie avec Galas, Piccolomini et Mansfeldt estoient tous au deça du Rhin qu’ilz ont passé à Philipsbourg; le duc Bernard qui en avoit entrepris la deffence s’estant trouvé diverty ailleurs. Encor que luy mesme m’ait envoyé ceste nouvelle par un de ses Blonchez?, J’en attend la confirmation pour apprendre leur dessein. Car quand il seroit veritable qu’ilz eussent vingt mil hommes de pied et douze mil chevaux, quand ilz auront divisé leurs forces ou ilz passeront foibles en Flandres sy leur dessein est d’y aller, ou ilz ne demeureront pas dans le Palatinat en estat d’y attendre mes forces, ou ilz passeront foibles en
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estat d’y attendre mes forces jointes avec celles du duc de Wimar. C’est tout ce que Je Vous diray presentement, priant Dieu qu’il Vous ait mes cousins en sa saincte et digne garde. Escrit à Fontainebleau le dernier de Juing1635. Signé LOUIS, et plus bas Servien.
At a glanceKey from adjacent plaintext · partial (58% of the cipher)
- The letter
- Louis XIII to Châtillon and Brézé, 30 June 1635, French.
- Where
- BnF Français 3758, ff. 115–117; clear copies of some passages stand on facing pages.
- The cipher
- 53 mapped signs: 40 letter signs and 13 in the nomenclature.
- How it was read
- The result is George Lasry’s, from his report. Our spot-check partly confirmed it: the opening fits his codes, but many key values are marked uncertain.
- What it says
- When you write something important, put it in cipher; the dispatch of the seventeenth would have helped the enemy had it been intercepted.
- Credit
- Key and decipherment by George Lasry.
- Still open
- Six cipher pages are deciphered in part; many key values are queried.
01 Verification
Spot-check against the manuscript
This result is George Lasry’s. This project did not re-solve the cipher: it checked one sample against the Gallica image and recorded what it found.
- Batch B. Image checked: none (no Gallica link; fr. 3758 ark not resolvable offline, gallica.bnf.fr behind Cloudflare)
- Folio matches the report: unclear; cipher present: yes
- What we checked: his f117r crop: clear "quand vous mescriprez quelque chose dImportance souvenez vous que ce soit en chiffre" then 48(car) XX(y) 96(la) 61.. 54 du xvii(e) ... = "car sy la despesche du xviie" fits his codes at the start; rest not decodable from crop, many key values marked ?
- Verdict: partly confirmed (method key recovered based on adjacent plaintext, extent partial). The check is a sample, not a re-solution.
- Notes: 74.7% identified; key values heavily queried. Same volume as chatillon1635 (fr. 3758). Clear copies of some passages on facing pages.
Notes and corrections
Fr. 3758 is also part of targets/rohan1636.
02 Other contributions
The plaintext of the period beside the cipher, as George Lasry reports it:
- Plaintext in another folio of the same volume
- Actual historical plaintext copies appear in blank/facing-page areas: PDF128 right lower and PDF129 left for f115r; PDF131 left (f116v) copies selected f117r passages, including the Orange/route instructions and the warning about an intercepted dispatch.
Full texts
The transcription and the decryption of every document on this page, so that the reading can be used and checked. Short files are shown here; all are in the repository.
George Lasry's reading (report status: 10/10 pages transcribed; 6/6 cipher pages deciphered in part); only the excerpt from his report is in the repository read in part
Royal campaign instructions, the use of time and forces, cooperation with the Prince of Orange, and the need to cipher important dispatches.
Builds coherent sentences, but under the read bar of 95% of words read as sense (91% here); the holes are marked in the reading.
Decryption: in full above, in George Lasry’s decipherment (readable.md)
Reading: in full above, in George Lasry’s decipherment (readable.md)
Translation: in full above, in George Lasry’s decipherment (translation_excerpt.md)
03 Sources
- George Lasry, with ChatGPT Astra 6 and Anthropic Opus 5.5, BnF cipher research, 10 October 2026 (sent to Daniel Bourdeau on 13 October 2026 for publication here), p. 103; his other items are listed on his contributor card.
- The working folder:
targets/louis1635/(his entry as extracted from the report, our spot-check,profile.json).

